La santé environnementale avec la CPTS des Bauges

Bienvenue sur notre page dédiée à la santé environnementale dans les Bauges en Savoie. La santé environnementale, c’est la prise en compte des facteurs environnementaux sur notre santé et plus largement sur notre qualité de vie. C’est un sujet de prévention fondamental pour un avenir plus sain. Explorez nos parcours en santé environnementale et rejoignez-nous dans cette démarche à la croisée entre santé et environnement.

Qu’est ce que la santé environnementale ?

La santé environnementale, telle que définie par l’OMS, englobe “les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs environnementaux : physiques, chimiques, biologiques, sociaux et psychosociaux.”

Autrement dit, notre santé ne dépend pas seulement de notre patrimoine génétique ou de notre hygiène personnelle. Elle est aussi influencée par la qualité de l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les aliments que nous consommons, et même le tissu social dans lequel nous vivons.

Cette définition nous invite donc à sortir d’une vision individualiste de la santé pour envisager une approche collective, écologique et globale.

Et ça nous amène à repenser notre façon de voir la santé.

Pour mieux comprendre ce qu’est la santé environnementale et comment la CPTS des Bauges agit sur le massif, écoutez notre émission radio sur le sujet !

Santé environnementale : pour agir face aux maladies ?

Depuis plusieurs années, les maladies chroniques progressent de façon préoccupante.

Les cancers en forte augmentation

En France, 433 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2023, contre 160 000 en 1990. Cette hausse s’explique en partie par le vieillissement de la population. Cependant, une part importante serait liée à nos modes de vie et à notre environnement.

Les cancers pédiatriques sont également en augmentation. Contrairement à ceux observés chez l’adulte, ils ne peuvent pas être expliqués par le tabac ou l’alcool. Les chercheurs s’interrogent notamment sur le rôle de certains facteurs environnementaux : pollution de l’air, solvants, plastiques, pesticides ou encore perturbateurs endocriniens.

Au-delà des drames humains qu’ils provoquent, les cancers représentent aussi un coût considérable pour notre système de santé. La prévention est donc un enjeu majeur.

Des allergies de plus en plus fréquentes

Le nombre de personnes allergiques ne cesse d’augmenter.

Alors qu’environ 3 % de la population était concernée dans les années 1960, les projections estiment que près d’une personne sur deux pourrait souffrir d’allergies entre 2035 et 2050.

Une évolution aussi rapide ne peut pas s’expliquer par la génétique seule. Les modifications de notre environnement jouent un rôle important. Les spécialistes rappellent que l’on ne naît généralement pas allergique : on le devient au cours de la vie, sous l’influence de multiples facteurs environnementaux.

Une santé reproductive fragilisée

La santé reproductive est également concernée.

La concentration moyenne de spermatozoïdes a fortement diminué au cours des dernières décennies. Elle est passée d’environ 100 millions par millilitre dans les années 1970 à 49 millions en 2010. Si cette tendance se poursuit, elle pourrait atteindre des niveaux proches du seuil d’infertilité dans les prochaines décennies.

Parallèlement, les troubles hormonaux sont de plus en plus fréquents. Les scientifiques s’intéressent notamment à l’exposition précoce aux perturbateurs endocriniens, y compris pendant la grossesse.

Une santé mentale qui se dégrade

La santé mentale constitue un autre sujet de préoccupation.

Chez les enfants, les diagnostics de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), d’anxiété ou de troubles du comportement sont de plus en plus fréquents.

Les troubles du spectre de l’autisme concernent aujourd’hui environ 1 enfant sur 100. Cette évolution soulève de nombreuses questions et fait l’objet de recherches approfondies.

Prévenir plutôt que guérir

Les médicaments sont indispensables et permettent de traiter de nombreuses maladies. Cependant, ils agissent principalement sur les symptômes et ne permettent pas toujours d’agir sur les causes.

La prévention reste donc essentielle. Réduire l’exposition aux facteurs de risque environnementaux peut contribuer à protéger durablement la santé de tous.

Il faut également rappeler que la fabrication des médicaments a un impact environnemental important. Elle nécessite de grandes quantités d’énergie et d’eau, et certains résidus peuvent se retrouver dans les milieux naturels.

Agir sur les causes environnementales des maladies constitue ainsi un double bénéfice : améliorer la santé de la population tout en préservant les ressources de notre planète.

 

Focus sur les perturbateurs endocriniens : un risque invisible pour la santé

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques capables de perturber le fonctionnement normal de notre système hormonal, parfois même à de très faibles doses.

Ils peuvent agir à différents moments de la vie, mais certaines périodes sont particulièrement sensibles :

  • la grossesse 
  • la petite enfance 
  • la puberté

Comment agissent-ils ?

Notre organisme fonctionne grâce à des hormones, comme l’insuline, les œstrogènes ou la testostérone. Elles jouent un rôle essentiel dans la croissance, la reproduction, le métabolisme ou encore l’humeur.

Les perturbateurs endocriniens peuvent :

  • imiter l’action d’une hormone 
  • bloquer son action 
  • modifier sa production ou son fonctionnement

Cette perturbation peut favoriser l’apparition de différents problèmes de santé :

  • troubles de la fertilité 
  • cancers hormonodépendants (sein, prostate, etc.) 
  • troubles du développement chez l’enfant 
  • diabète et obésité 
  • troubles neurologiques

Où les trouve-t-on ?

Certaines substances sont aujourd’hui bien identifiées :

  • le bisphénol A, longtemps utilisé dans certains plastiques alimentaires 
  • les phtalates, présents dans certains plastiques, cosmétiques ou jouets 
  • certains pesticides 
  • diverses substances chimiques utilisées dans les produits du quotidien 

Comment réduire son exposition au quotidien ?

Dans la cuisine

  • Privilégier les contenants en verre, inox ou céramique.
  • Éviter de chauffer des aliments dans des contenants en plastique.
  • Limiter la consommation d’aliments en conserve lorsque cela est possible.
  • Choisir des aliments issus de l’agriculture biologique afin de réduire l’exposition à certains résidus de pesticides.

Dans la salle de bain

  • Choisir des produits cosmétiques avec des listes d’ingrédients courtes et simples.
  • Utiliser des savons solides et des huiles végétales lorsque cela est adapté à ses besoins.
  • S’informer grâce à la lecture des étiquettes ou à des applications d’aide au décryptage des produits.

Dans la maison

  • Aérer chaque jour les pièces de vie.
  • Passer régulièrement l’aspirateur pour limiter l’accumulation de poussières.
  • Privilégier, lorsque cela est possible, des meubles et matériaux peu traités chimiquement.
  • Eviter l’utilisation des aérosols et des parfums d’ambiance.

Pour les enfants

Les enfants sont particulièrement sensibles aux perturbateurs endocriniens.

Quelques précautions simples peuvent être utiles :

  • privilégier des jouets sans plastiques souples lorsque cela est possible 
  • être vigilant avec certains traitements antipoux ou produits insecticides 
  • limiter l’utilisation de parfums d’ambiance et de désodorisants chimiques
  • limiter les produits chimiques de nettoyage sans rinçage, il existe des alternatives naturelles.

Des solutions concrètes pour une santé globale

Face aux enjeux de santé environnementale, chacun peut agir à son niveau. De nombreuses solutions sont simples, accessibles et bénéfiques à la fois pour la santé et pour l’environnement.

Mieux prévenir pour mieux vivre

Hippocrate affirmait déjà : « Que ton aliment soit ta première médecine. »

Aujourd’hui, cette idée reste pleinement d’actualité. On parle parfois d’« ordonnance verte » pour désigner des actions favorables à la santé qui ne passent pas uniquement par les médicaments.

Par exemple :

  • passer du temps dans la nature 
  • privilégier une alimentation de qualité 
  • limiter l’exposition aux polluants du quotidien 
  • maintenir des liens sociaux riches et réguliers 
  • pratiquer une activité physique adaptée

Ces bonnes habitudes de vie contribuent à préserver la santé physique et mentale.

La CPTS lance les Ordonnances Vertes !

Pour vous aider dans cette dynamique, la CPTS des Bauges propose la possibilité d’accéder à la location de VAE pour la reprise d’activité physique. 

 

Après 1 an de travail, notre CPTS des Bauges a lancé sa phase pilote de « prescription de vélo » (jusqu’au 11/10/2026).

 

– Le principe : les patients en APA, rééducation ou réadaptation (sédentarité, post-op, cardio/neuro/onco…) peuvent se voir prescrire le vélo par leur médecin, kinésithérapeuthe ou infirmière. Les patients pourront alors bénéficier du prêt gratuit d’un VAE (3 disponibles), avec carnet de suivi et programme adapté.

Vous pensez être candidat à ce programme et voulez reprendre le sport ? Parlez en avec votre médecin, kiné ou infirmière.

 

L’importance des 1 000 premiers jours

Les 1 000 premiers jours de la vie, de la conception jusqu’aux deux ans de l’enfant, constituent une période essentielle pour le développement futur.

Certains spécialistes élargissent même cette période aux trois mois précédant la conception, chez les deux futurs parents. On parle alors parfois des « 1 400 premiers jours ».

Durant cette phase, l’environnement, l’alimentation et le mode de vie peuvent avoir une influence durable sur la santé de l’enfant. Préserver cette période, c’est investir dans la santé des générations futures.

Adopter des modes de déplacement plus actifs

Les transports ont un impact sur la qualité de l’air, le climat et la santé.

Lorsque cela est possible, il est bénéfique de privilégier :

  • la marche 
  • le vélo mécanique ou VAE
  • les transports en commun 
  • le train pour les déplacements plus longs

Une conduite apaisée permet également de réduire la consommation d’énergie et les émissions polluantes.

Faire des choix alimentaires favorables à la santé : La CPTS vous aide

L’alimentation est un levier majeur de prévention.

Quelques repères simples :

  • privilégier les produits locaux et de saison 
  • favoriser une alimentation diversifiée 
  • choisir des produits issus de l’agriculture biologique lorsque cela est possible 
  • augmenter la place des fruits, légumes et légumineuses 
  • réduire la consommation de viande, en particulier de viande rouge

Ces choix peuvent avoir des bénéfices à la fois pour la santé et pour l’environnement.

Et que fait la CPTS ? Votre CPTS, en partenariat avec les Amis des Bauges, propose tout un parcours en nutrition avec des ateliers cuisine encadrés par une diététicienne et des paniers repas solidaires. Ce dispositif s’adresse aux personnes de plus de 62 ans en situation de fragilité ou isolement et habitant sur le massif des Bauges.

Parlez-en à votre médecin !

Adopter une sobriété numérique

Les outils numériques font partie de notre quotidien, mais leur fonctionnement nécessite d’importantes ressources énergétiques. Mais encore, l’exposition aux écrans à un impact sur la santé cognitive et la qualité du sommeil.

Quelques gestes simples peuvent contribuer à limiter cet impact :

  • conserver plus longtemps ses équipements 
  • limiter le stockage inutile de données 
  • limiter les écrans notamment le soir

Cultiver les liens humains

La santé ne se résume pas à l’absence de maladie physique. Elle repose également sur notre santé psychologique et sociale.

Prendre le temps de rencontrer d’autres personnes, partager des activités, participer à la vie locale ou associative et entretenir des relations de qualité sont des facteurs reconnus de bonne santé.

Sortir, échanger, créer du lien et vivre des moments de convivialité constituent aussi des moyens concrets de prendre soin de soi.

 

Santé Environnementale au coeur de notre CPTS